Guide pour investir :
La question la plus fréquente au début d'un accompagnement est aussi la moins utile : « quel placement rapporte le plus ? ». Elle est naturelle, mais elle inverse l'ordre des choses. Un placement performant sur lequel vous ne tiendrez pas trois ans de baisse ne vous rapportera rien : vous en sortirez au pire moment.
Une stratégie d'investissement ne commence pas par les produits. Elle commence par vous : ce que vous voulez financer, quand, et ce que vous êtes capable de supporter en chemin.
Le profil de risque : la question qu'on pose mal
On demande souvent aux épargnants s'ils sont « prudents » ou « dynamiques ». Formulée ainsi, la question ne veut rien dire. Ce qui compte se mesure en trois dimensions distinctes :
- Votre capacité à encaisser une perte, qui dépend de votre patrimoine et de vos revenus.
- Votre besoin de rendement, dicté par l'écart entre votre épargne actuelle et votre objectif.
- Votre tolérance psychologique réelle, celle qui se révèle quand un portefeuille recule de 25 %.
Ces trois dimensions divergent souvent. C'est la plus faible des trois qui doit commander l'allocation.
Les principes qui font la performance
L'allocation d'actifs, la décision qui compte
La répartition entre grandes classes d'actifs (actions, obligations, immobilier, liquidités) explique l'essentiel de la performance d'un portefeuille sur le long terme. Bien plus que le choix des fonds ou le moment d'entrée. C'est une bonne nouvelle : l'énergie dépensée à chercher le placement miracle serait mieux investie à définir la bonne répartition, puis à s'y tenir.
La diversification, au-delà du slogan
Diversifier ne consiste pas à détenir dix fonds. Dix fonds actions européennes forment un portefeuille concentré qui s'ignore : ils baisseront ensemble. Une vraie diversification joue sur plusieurs axes à la fois : classes d'actifs, zones géographiques, secteurs, devises, et calendrier d'investissement, en investissant progressivement plutôt qu'en une fois lisse mécaniquement le risque d'entrée.
L'horizon de placement, qui commande tout
Sur les marchés actions, le temps est le principal réducteur de risque. Sur un an, la dispersion des résultats possibles est considérable ; sur quinze ou vingt ans, elle se resserre nettement. Chaque euro doit être placé selon la date à laquelle vous en aurez besoin, jamais selon son rendement espéré.
L'enveloppe fiscale, le rendement invisible
Deux investisseurs placés sur les mêmes supports obtiennent des résultats nets très différents selon l'enveloppe utilisée. Assurance-vie, PEA, PER, compte-titres : chacune a sa fiscalité, ses plafonds et ses contraintes de sortie. Choisir l'enveloppe avant le support est l'un des réflexes les plus rentables, et l'un des moins répandus. Il rejoint le travail mené sur la gestion d'épargne.
Les frais, le seul paramètre certain
La performance future est inconnue. Les frais, eux, sont contractuels et prélevés quoi qu'il arrive. Un écart d'un point de frais annuels représente, sur vingt ans, une fraction considérable du capital final. Frais d'entrée, de gestion, internes aux fonds, d'arbitrage : ils s'empilent. Les examiner avant de souscrire est le seul levier de performance dont vous ayez la maîtrise totale.
Les cinq principes, résumés :
Gestion libre, conseillée ou sous mandat ?
La gestion libre vous laisse décider seul : peu coûteuse, elle suppose du temps et de la méthode. La gestion conseillée vous apporte des recommandations tout en vous laissant la décision finale. La gestion sous mandat délègue l'ensemble des arbitrages.
Aucune n'est supérieure dans l'absolu. Le bon choix dépend du temps que vous voulez y consacrer et de votre capacité à rester rationnel dans les périodes agitées, le facteur qui distingue le plus sûrement les bons résultats des mauvais.
Notre méthode
Comprendre vos objectifs. Projets, horizons, capacité et tolérance au risque, situation fiscale et patrimoniale d'ensemble.
Construire l'allocation. Répartition entre classes d'actifs et entre enveloppes, sélection des supports sur des critères de coût et de cohérence, pas de performance passée.
Suivre et rééquilibrer. Une allocation dérive avec les marchés. Le rééquilibrage périodique la remet en ligne avec votre profil, et vous évite les décisions prises sous le coup de l'émotion.
Construire sa stratégie d'investissement à Dijon
Cédric Grabowski, gestionnaire de patrimoine à Dijon, conçoit et pilote votre allocation en partant de votre situation réelle. Aucune recommandation n'est formulée avant que le bilan patrimonial n'ait été établi.


